Association Francophone de Campbell River

Wright, Debbie

wrigth dPORTRAIT Dre Debbie Wright, Chiropraticienne

La première fois que j’ai entendu parler des soins chiropratiques c’était lorsque j’attendais mon premier enfant. En fin de grossesse, le nerf sciatique de ma cuisse me faisait tellement souffrir que je marchais de côté comme un crabe. Sur les conseils d’une amie, je suis allée consulter une chiropraticienne qui a soulagé ma douleur en une séance ! L’objectif principal de la chiropractie est d’aider le corps à guérir de lui-même en corrigeant le mauvais fonctionnement des articulations, en particulier les os de la colonne vertébrale (vertèbres).


Dre Debbie Wright est une anglophone qui parle français. Elle exerce depuis 15 ans. Nous avons utilisé les deux langues lors de notre entrevue : je posais les questions en français et elle me répondait en anglais, car elle était plus à l’aise de s’exprimer ainsi.

Pourquoi as-tu choisi cette profession ?
J’ai toujours été intéressée par les sciences, la santé et le corps humain. Je voulais aussi aider les gens au quotidien et lorsque j’étais au secondaire puis à l’université je recherchais quelles professions pourraient me correspondre. Étudiante à l’université de SFU, je faisais partie de l’équipe de natation Varsity et certains d’entre eux étaient chiropraticiens et j’ai trouvé mon mentor parmi eux. Cette profession m’a plu tout de suite, car nous recevons à la fois l’éducation pour être docteurs et être capables de faire des diagnostics, ainsi que la capacité à utiliser nos mains pour soulager immédiatement la douleur sans avoir recours aux médicaments.

En quoi consiste ton travail ?
En tant que chiropraticienne, je peux traiter les douleurs musculaires, celles liées aux nerfs et aux jointures, aux ligaments et aux os. En général, lors du traitement, le chiropraticien exerce des mouvements de torsion, de traction ou de pression sur le corps afin de restaurer la fonction des articulations de la colonne vertébrale. Je me suis spécialisée dans le traitement des douleurs du bas du dos et des blessures. Pour soigner au mieux les patients, je leur demande de me raconter les circonstances dans lesquelles ils ont commencé à ressentir de la douleur. Grâce à ces détails sur les origines de la douleur, je peux plus facilement les soigner. Soulager la douleur est mon objectif principal. La plupart des patients viennent, car ils ont mal au bas du dos, au cou, ont des migraines ou n’importe quelle douleur liée au corps. J’essaie avec chaque patient de trouver ensemble les meilleures stratégies, exercices ou étirements qui pourraient les aider à soulager la douleur. Parfois, cela implique de faire certains changements dans leur vie courante.

As-tu fait des études ou suivi une formation ? Y a-t-il un ordre des chiropracticiens en BC ?
Oui, il faut 4 ans d’études universitaires qui incluent des cours de sciences, puis 4 autres années d’études en chiropractie. Il faut aussi faire un stage professionnel d’un an au sein d’une clinique. Pour obtenir le droit d’exercer au Canada, il y a un examen pratique et écrit, puis un autre examen propre à chaque province, car les règlementations sont différentes d’une province à l’autre. En Colombie-Britannique, il y a deux institutions, le College of Chiropractors of BC, qui règlemente la profession en délivrant les licences pour exercer en BC et en protégeant le public. Puis il y a le BC Chiropractic Association qui est l’organisme porte-parole de la profession.

Quel a été ton cheminement professionnel ?
Il existe plusieurs options pour commencer à pratiquer, une fois le diplôme en poche, car il est possible d’exercer immédiatement puisque nous avons déjà suivi un an de stage professionnel en clinique. La plupart des chiropraticiens vont rejoindre une clinique déjà existante. Tandis que d’autres choisissent de retourner à l’université pour se spécialiser dans le traitement des douleurs liées au sport par exemple ou pour rejoindre un département de recherche pour à leur tour enseigner.
Pour ma part, je suis venue en Colombie-Britannique après l’obtention de mon diplôme. Je suis restée 7 ans à Vancouver dont 4 ans au sein d’un cabinet où mon mentor m’a appris comment gérer une clinique. J’ai ensuite ouvert ma propre clinique. Je me suis installée dans la vallée en 2009 et j’ai repris le cabinet d’un confrère qui partait à la retraite.

Qu’aimes-tu le plus dans ton travail ?
J’aime les gens, je pense que n’importe quel emploi peut-être ennuyeux s’il n’y a pas d’interaction. Je passe mes journées en compagnie de personnes qui me racontent leurs histoires de vie, toutes aussi différentes qu’intéressantes ! J’aime échanger avec les patients et être capable de soulager leur douleur et les aider à se sentir mieux. C’est un sentiment vraiment formidable que je ressens quand un patient rentre en pleurant de douleur et qu’après l’ajustement, il ressort en souriant. J’adore mon travail et je me sens bien quand j’aide les gens.

Quel est ton plus grand défi ?
La gestion du temps : quand un patient appelle la clinique, nous nous efforçons de le prendre en charge aussi rapidement que possible, mais il arrive que nous soyons très occupés et c’est difficile de dire non à un client qui a mal. Devoir travailler plus tard interfère parfois avec ma vie de famille. C’est un défi de trouver le bon équilibre entre le cabinet et ma vie de famille, car la valeur du temps passé au cabinet est aussi importante que celle passée en famille pour moi.

As-tu une anecdote ou une blague à partager avec nous ?
Je reçois des patients de tout âge, du nouveau-né à 95 ans : c’est très intéressant de traiter tous les âges, car je dois m’adapter à chacun, par exemple être plus créative avec les plus jeunes. Une réaction ou un comportement récurrents qui me font sourire, c’est lorsque je prends soin des femmes enceintes. Pour les traiter au mieux, j’utilise la fonctionnalité de lever une partie de ma table de pratique pour ajuster le pelvis (bas du dos) et à chaque fois que je fais ce geste, la table se déplace doucement, mais ça fait un énorme bruit. La plupart du temps, si le futur papa est dans la salle d’attente, dès qu’il entend le bruit sourd de la table, il a une réaction et se lève pour demander à mon assistante si tout est correct.

Si tu étais un mot français, lequel serais-tu et pourquoi ?
L’empathie, car je suis vraiment à l’écoute des gens et j’ai besoin de les comprendre pour les aider au mieux. Être empathique, selon moi, me permet de bien faire mon travail.

Être francophone ou francophile, est-ce un atout ? Ça veut dire quoi ?
C’est comprendre la culture francophone, évidemment le langage est une immense partie de la culture. Dans mon travail, ça me permet de communiquer plus facilement avec les patients francophones.

Propos recueillis pas Vanessa Groult
Renseignement sur Dr Debbie Wright
Site Internet: www.bayviewchiro.ca
Adresse du cabinet : 544 4th Street, Courtenay, BC, V9N 1H2
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Téléphone : 250-334-4844

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